APEDYS
   
La dyslexie, l'union fait la force!
   
Témoignage Dyslexique d'origine étrangére

 

 

Je suis âgée de 20 ans et je suis  arrivée en France à l’âge de 4 ans. Aujourd’hui je suis parfaitement bilingue et j’ai effectué toute ma scolarité à Lyon.



J’ai commencé à avoir un suivi orthophoniste en CE2. De la 6ème jusqu’à la 4ème j’ai eu un suivi régulier. Je l’ai repris pendant les dernières années du lycée .
Ma mère qui est psychologue a pensé quand j’étais âgé de 7 ans que j’étais dyslexique.
Je n’arrivais pas à apprendre à écrire, à lire, à comprendre les énoncés. En mathématique j’avais les mêmes problèmes ; je ne comprenais pas les énoncés et l’exercice de calcul mentale me demandais trop d’effort. De plus je n’arrivais pas à me concentrer suffisamment. J’ai pris énormément de retard et la maîtresse n’a plus su à un moment gérer mon problème. J’ai été mise de côté, je ne travaillais pas en classe où très peu. En revanche, ma mère devait me faire travailler et reprendre ce que les autres avaient fait pendant les heures scolaire au retour de l’école. 
En CE2 je ne savais toujours pas lire ni calculer. C’est grâce à l’aide d’une orthophoniste que j’ai appris à lire, à me repérer dans l’espace (gauche, droite) et à lire l’heure.
En CM2 je n’avais toujours pas de notion en grammaire et en orthographe. J’écrivais sans comprendre ce que je recopiais d’un tableau ou ce que l’on me dictait. 
Au collège je me suis vite sentie un poisson hors de l’eau. J’avais pris trop de retard par rapport aux autres élèves de ma classe. En début de 6ème  mes lacunes, mes problèmes me sont tombés  dessus comme un boomerang qui vous revient en pleine face. Je n’arrivais pas à m’organiser dans mon travail, j’étais sans cesse entrain de me demander pourquoi tant d’effort. J’étais mal à l’aise parmis les autres.
En 3ème on m’a proposé le redoublement mais je n’ai pas voulu accepter. J’étais convaincue que redoubler à ce stade du cursus scolaire me servirait à peu de choses. En outre j’avais l’impression d’avoir échoué, j’avais honte de devoir m’arrêter un an. Redoubler signifiait que j’avais perdu, mon problème avait pris le dessus, et je n’étais pas capable de réussir.
Je suis donc passé en seconde. J’ai beaucoup travaillé cette année parce que je devais prouver à tout le monde que j’étais capable de réussir.
J’ai réussi à passer en première littéraire. Ce fut l’année la plus catastrophique de toute ma scolarité. La section me plaisait mais j’étais toujours en arrière, très lente, je ne comprenais pas ce qu’on me demandait de faire en particulier en français. Suite à un bilan d’orthophonie en novembre 2003 pour une demande de tiers temps pour le baccalauréat on a trouvé que j’avais une dyslexie phonologique. En fin d’année j’ai réalisé que je ne pouvais pas continuer comme ça et j’ai demandé qu’on me fasse redoubler. Je devais m’arrêter, c’était devenu une certitude. Pour la  première fois j’ai pensé à moi et non plus aux regards des autres. Je devais me convaincre que j’étais capable.
Le redoublement fut très positif et j’ai même obtenu des résultats satisfaisants au bac de français. En terminale je suis repartie motivée par cette nouvelle expérience. Je croyais finalement en moi. J’ai été admise au bac avec une mention bien.
 
Je pense que si quelqu’un m’offrait la possibilité de revenir en arrière, accepter serait la dernière chose que je ferai. Les deux dernières années de lycée ont été pour moi les meilleures de toute ma scolarité.
Je n’ai jamais eu une réel aide ou appui de la plupart des mes professeurs. J’ai été aidé par les orthophoniste que j’ai fréquenté et par mes parents.
Voici en plusieurs lignes un petit récit de mon parcours scolaire. J'espère pouvoir vous être utile.

EC




Posté le Lundi 24 septembre 2007 @ 19:19:28 par apedys

Liens Relatifs



Page Spéciale pour impression  Envoyer cet Article à un ami 


Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés. pour plus d'informations

Temps : 0.1438 seconde(s)